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Boy & The Echo Choir - And Night Arrives In One Gigantic Step

Boy & the Echo Choir, c’est d’abord Boy - alias Caroline Gabard - qui a enregistré d’autres jolies bricoles dans le duo Tazio & Boy, ainsi que deux efforts solo en nombre limité et désormais épuisés. Nouvelle entité en soit, le groupe originaire de Saint Nazaire publie en 2010 "And Night Arrives In One Gigantic Step", premier album qui dévoile une authentique émotion, une voix et un piano qui rappellent les instants où la pop alternative des 90ies nous a offert ses plus beaux spleens, victoriens mais intimistes, langoureux et troublants. Un univers mélancolique, fragile et courageux où planent quelques atmosphères... Cat Power, Erik Satie, Jessica Bailiff, Low, les Cranes etc.

Le groupe s’est produit sur plusieurs scènes françaises et européennes :  l’Olympic à Nantes, le VIP à St Nazaire ou encore l’Ancienne Belgique de Bruxelles. 2010, la formation est maintenant sélectionnée pour le dispositif 78 Tours de la Fédurok, et se verra donc soutenue par une tournée en France et en Europe pour l’année 2010 et 2011. Sur scène comme sur l’album, leur musique s’entiche d’une batterie ciselée, discrète et attachante, d’une scie musicale inspirée, d’un métallophone scintillant, et d’un accordéon à la fois grave et réconfortant. De subtiles notes mordorées et Boy enfin, son chant fragile, souffle tactile d’une silhouette recroquevillée sur son clavier, dans son écrin de notes de cristal, où quelques fanfares marines nous invitent à chavirer.

Tracklist :
1 Into The Light
2 Paris
3 Flower Walk
4 Naphtalene
5 Nina Jane
6 A Great Sorrow
7 Silent Is Your Song
8 Last Days
9 Take Me Home
10 In The Garden
11 It Might Be The Wrong Place

Price: €9.00

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Hifiklub - How to make friends

How To Make Friends comme un traité. L’Art de la Guerre selon HIFIKLUB. Le successeur de French Accent se révèle à la fois efficace et varié, à l’image des producteurs qui se sont partagés la couleur finale du second album de nos Frenchies: Lee Ranaldo de Sonic Youth, Andrew WK, le souffleur d’Outre-Atlantique de la positive attitude, Don Fleming, collaborateur indispensable de quelques des meilleurs opus de ces deux dernières entités, et enfin Kpt Michigan, connu entre autres pour ses remixes de Calexico.

Retranchés dans une boîte de nuit désaffectée du sud de la France transformée en studio, Régis Laugier, à la basse et au chant, et Luc Benito, à la batterie - par ailleurs membres de Get Back Guinozzi - décident de former HIFIKLUB en 2006, et s’offrent les six cordes de Nicolas Morcillo sur cet album. Ces bricoleurs éclairés s’arment d’une pop jouissive, aux accents parfois blues, façon Legendary Tigerman, voire inspirés par la no-wave de James Chance, le tout savamment architecturé par des distorsions de guitares qui flirtent autant avec la dramaturgie sonique des new yorkais, qu’avec le grain d’Alan Johannes - Queens Of The Stone Age .

Séduits par le résultat à la fois pertinent et original de l’élan Do It Yourself qui émane du groupe, plusieurs musiciens prestigieux s’invitent au projet, à commencer par Earl Slick, guitariste entre autres de Bowie et de Lennon ou le légendaire saxophoniste Robert Aaron qui ont collaboré à leur premier album. Sur scène l’open trio est fougueux, direct et enthousiaste. Comment se faire des amis : le web aidant, le bouche à oreille indé et arty s’opère, et les Hifiklub tournent aux côtés de certaines de leurs idoles sus-citées.

Bénéficiant très vite d’une réputation qui tiendrait presque du secret, leur travail est suivi par l’influent blog américain Pitchfork et leurs bandes sont confiées à ce carré VIP de musiciens et producteurs forcément vénérés. How To Make Friends comme un album inspiré. 13 titres qui jouent de la collision entre l’énergie et l’émotion, au gré des quatre itinéraires proposés par cet opus étonnant et structuré.

En tournée américiane en Mars (dont SXSW, Austin)
Release party à la Flèche d’or (Paris) le 24 Mars
Tournée française à partir de Mai (Tourneur: http://summery-agency.com/)

Musiciens:

- Régis Laugier: Voix, Basse
- Nicolas Morcillo: guitare
- Luc Benito: Voix, Batterie

Price: €9.99

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Bettina Koester - Queen of Noise

Témoignage enjoué, sobre et distingué, Queen of noise est le premier album solo de Bettina Koester.
Native d’Allemagne de l’Ouest, Bettina, alors Köster, rencontre en 1980 Gudrun Gut et Beate Bartel, les deux rescapées charismatiques de la première mouture du groupe Einstürzende Neubauten. Ensemble elles fondent dans un premier temps Mania D, recrutent de nouveaux membres et donnent finalement naissance à Malaria!, groupe culte de la scène du rock au féminin et de la new wave du Berlin définitivement inspiré de l’époque ».
Après deux années intenses (concerts avec Nina Hagen, Siouxsie and the Banshees, New Order etc..), Bettina décide de s’éloigner de l’industrie musicale qu’elle trouve suffocante pour s’exiler à New York. Bettina continue cependant à s’impliquer dans divers projets artistiques : elle co-écrit le film Peppermills qui gagne un prix au festival de Berlin et elle coproduit un documentaire sur le régime militaire au Burma.
C’est au début de l’année 2007 qu’elle décide de se plonger dans l’écriture d’un premier et véritable album signé sous son nom, produit et accompagné par les musiciens issus des lieux qui lui sont plus que jamais familiers, entre Berlin, Vienne et le sud de l’Italie. Queen Of Noise est une oeuvre touchante, un travail qui se distingue par son approche mature et gracieuse qui le range dans la catégorie des vrais albums. Habillé de références à Pasolini et de reprises des Beatles et du Velvet Underground, entre recueil intime et réminiscence indus élégamment maîtrisée, cet album marque le grand retour d’une chanteuse qui se réapproprie de manière véritablement singulière les codes d’une culture dont elle a été l’un des fers de lance. Un disque à la fois nerveux et sage qui rejoint l’ émotion inspirée d’autres grandes dames du rock comme Mariane Faithfull, Siouxsie Sioux et Nico

Price: €9.99

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One-eyed Mule - From the Beats to the Bible

Après les Ravoenettes, le Danemark nous propose une nouvelle perle musicale rock avec One eyed Mule
Pour preuve, leur mise en avant dans le festival bruxellois Spot on Denmark, leur passage dans la série américaine The cleaner et leur tournée à travers les salles et festivals américains les plus « roots » (Old settler music festival) .
Par le biais d’une country moderne aux accents électriques rappelant les Giant Sand, Calexico, Fleet Foxes et autres Johny Cash, From the Beast to the Bible (qui aurait très bien pu faire office de BO de There will be blood) nous emmène dans un voyage mystique des déserts texans où One eyed mule prêche la bonne parole, non pas celle d’un livre, mais leur vérité.

Price: €9.99

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2CD : Berlin 61/89 - Wall Of Sound (Schaullmauer)

Berlin 61/89 - Wall Of Sound

Berlin 61 / 89 - Wall Of Sound n’est pas une compilation ordinaire. Il
s’agit plutôt d’un album concept, qui fait à la fois référence à une
période de l’histoire et à une production phonographique allemande. Une
musique qui résonne comme un écho continental au mur du son de la pop
américaine édifiée par Phil Spector.
Un double CD comme une bande-son imaginaire ponctuée d’ambiances
soniques signées Caroline Cartier. Trente titres essentiels concoctés «
au pied du mur ». Des musiques intenses et extrêmes, composées par des
créateurs aimant le danger et la prise de risques...

CD/MP3 : Pornorama - Click Here

Pornorama - Click Here

 Après un premier opus (Under the second) salué par la presse, les
belges de Pornorama valident avec Click Here leur formule power
rock’n’roll qui plaque sur un même triptique les ombres portées d’Iggy
Pop, des Queens of the Stone age et de dEus .
Preuve en est à travers la fine équipe de producteurs qui les
accompagnant : les pères fondateurs justement de dEUS (Sébastien
Omerson / Séphane Misseghers ) étant justement à la barre de cette
production qui comprend aussi An Pierlé en contre-champ.
Sur Click Here, les chansons font valoir leurs atouts conquérants en
juxtaposant l'efficacité groovy d'un Soulwax (It’s my fit), au feu de
néons saturés (Dead Man Ray) jusqu’à la prochaine explosion. Ajoutez
les quelques paillettes neo-glam (Boom Boom) d'un frontman qui s’amuse
tel un sage des poses christiques, une basse qui dévisse les rotules ou
encore des cuivres comme un renfort discret mais délicieusement
pertinent, et considérez que les paris sont ouverts.

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CD/MP3 : FILM NOIR - I had a very happy childhood

Après une première maquette et des prestations scéniques remarquées, Film Noir nous livre enfin la version définitive de leur premier album : I Had A Very Happy Childhood signe l’aboutissement d’un travail qui a déjà remporté de nombreux éloges auprès de la presse rock comme des amateurs les plus avertis du web français et désormais américain. Formé en juin 2007 autour du chanteur et musicien (guitare et clavier) Oan Kim, le groupe révèle une structure carrée, suave et incisive, rythmée par les guitares d’Alex Choiselat, la basse désormais de Benoît Berraudeau (ex-object), et la précision d’Assen Tzankov (dont la batterie s’est notamment fait entendre auprès de Jacques Higelin).  

Résolument rock, les douze titres de ce séduisant opus convient et télescopent les ambiances au gré de l’imaginaire argentique de Oan, par ailleurs photographe, et dont le travail vient d’être exposé aux côtés de Nan Goldin, Martin Parr ou Eric Rondepierre aux dernières rencontres d’Arles. En résulte un récit en spirale, parsemé de fruits amères, que péréclitent parfois des flashs qui doivent autant à Radiohead qu’aux Jazz Butchers, en passant par Feelies, Tom Waits, Pixies ou des Modern Lovers.

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CD : IAMX - Kingdom of welcome addiction

IAMX - Kingdom of welcome addiction

Après deux premiers albums ayant défrayé les chroniques partout en Europe et remplissant les principales salles du vieux continent, Chris Corner (ex-Sneaker Pimps, bien connu pour leur hit 6 Underground avec plus de deux millions d’albums vendus) revient avec un nouvel album tout aussi subversif et ambigu Kingdom of Welcome Addiction.
Reconnu pour son influence active auprès des Robots in Disguise ou encore The Servant, le petit génie androgyne de l’électro-glam pop anglais a ainsi propulsé IAMX sur le devant de la scène indie rock internationale à force de productions au croisement des vents de Detroit, de Berlin ou de Cabaret Voltaire, et des souffles pop de Prince, Roxy Music, ou encore Curtis Mayfield.
Kiss + Swallow puis The Alternative (les deux précédents opus) sont une révélation et recèlent de singles dansants, synth-pop et enivrants (l’inoubliable «Your joy is my low»). Un rock électrique aux dessous aphrodisiaques déjà comparé aux meilleurs moments de Depeche Mode.
L’album s’inspire du cocon intime de tout un chacun dans lequel l’omnipotence, la peur, la fragilité se côtoient. Des éléments retranscrits dans l’approche des titres, mêlant balades planantes («I am Terrified», «Kingdom of Welcome Addiction»), et titres endiablés («Think of England», «Nature of Inviting»); Chris Corner étend son horizon musical, convertit ses démons et s’impose parmi les figures de proue de la scène rock mondiale actuelle.
Un album X, un album nu. Un album X, un album hit.

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Stuart Moxham with Louis Philippe - The huddle house

Stuart Moxham with Louis Philippe - The huddle house

The Huddle House nous apporte d'excellentes nouvelles d'un musicien qui en donne peu, et même, le plus souvent, pas du tout. Stuart Moxham est un cas à peu près unique dans l'histoire du rock indépendant britannique. Le trio qu'il a créé à Cardiff, dans son pays de Galles natal, avec son frère Phil et Alison, une voisine, a enregistré un album unique, sorte de démo améliorée, Colossal Youth, en 1980. Pas de batterie, des amplis réglés à 1 plutôt qu'à 10, une boîte à rythmes bricolée. Des chansons d'apparence impassible, aussi discrètes qu'intenses, qui ont bouleversé tous ceux qui les ont écoutées, notamment Kurt Cobain, qui en parle plusieurs fois dans son Journal. En trente ans, Stuart n'a jamais cessé de faire des chansons et de les enregistrer. Mais son goût pour la solitude, voire l'isolement extrême, sa mauvaise habitude de disparaître régulièrement, de ne pas répondre aux sollicitations, ont fatigué à peu près tous ceux qui ont essayé de travailler avec lui depuis.
Il a fallu l'opiniâtreté de mon ami Louis Philippe pour faire sortir Stuart de sa tanière. Français émigré à Londres depuis plus de vingt ans, sorte de légende vivante de la pop easy-listening , compositeur et arrangeur parmi les plus raffinés de notre temps, Philippe est lui-même auteur d'une quinzaine d'albums qui font l'objet d'un culte mondial, de Tokyo à Seattle .Il a travaillé Stuart au corps pour le faire accoucher d'un album qui, dans son dépouillement spartiate et son intensité minutieuse, fait d'une certaine façon penser aux American Recordings de Johnny Cash enregistrés par Rick Rubin. Il y a dans ce disque certaines des plus belles compositions de Stuart, dont la voix grave et détachée, mais poignante, donne à un titre comme Save It, une des plus bouleversantes déclarations de rupture à une femme, la puissance d'un classique. Et son jeu de guitare, à la richesse discrète, a la même précision orchestrale que celui d'un Nick Drake.
Il y a des musiciens qui collent à leur époque et font des chansons qui s'oublient aussitôt écoutées. Stuart, cinquante-cinq ans aujourd'hui, n'appartient à aucune époque et The Huddle House pourrait aussi bien être un disque miraculé enregistré il y a trente ans et oublié dans un tiroir.
Michka Assayas


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CD/MP3 : Angele Phase - Magnetophonband

Angele Phase

Entité colombienne singulière, vintage et sucrée, Angele Phase débute son aventure en 2002 à l’initiative de Peter Salmang et de sa complice Monica Pardo.
Le groupe acquiert très rapidement une réputation de performers en Amérique centrale et partage notamment la scène avec Ladytron, tout en comptabilisant plus de 70 000 visites sur leur site myspace.
Magnetophonband évoque le son brut des bandes magnétos des 60ies et propose une pop ironique et ludique, dont l’univers trouve ses coordonnées à l’orées des esthétiques paradoxales de The Cramps et de Lush. Un condensé d’électro-rock polychrome et punchy, aussi influencé par les Beach Boys, B 52’s, New order, CSS et T21.
Angel Phase participe définitivement de cette vague rock qui nous vient d’Amérique du Sud et qui parvient à célébrer nos plaisirs synthétiques et sincères.

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